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24
Juin

Rams, le documentaire sur Dieter Rams le designer qui a inspiré les produits cultes d’Apple, en préparation

Gary Hustwit, le réalisateur des excellents documentaires Helvetica ou encore Objectified a lancé une campagne Kickstarter pour financer une partie de son projet de documentaire sur Dieter Rams, designer allemand qui a inspiré les lignes des produits cultes de marques comme Apple ou encore Braun. Le designer y parlera du processus de fabrication ou encore de la philosophie de certaines de ses créations.

Quelques réalisations signées de ce grand monsieur du design :

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Dieter Rams. Photo : Gary Hustwit.

L’argent récolté servira également à préserver les recherches, photos et autres ressources de Rams via sa fondation pour les futures générations de designers.

03
Juin

[Infographie] 6 principes pour un design efficace !

Cette infographie réalisée par l’agence Olyos reprend les 6 principes fondamentaux du design : unité/harmonie, équilibre, hiérarchie, échelle/proportion, dominance/accentuation, similarité/contraste. Les éléments clés d’un design réussi en somme.

 L’infographie originale a été réalisée par l’agence indienne Folo.
 infographie représentant les 6 principes du design
02
Juin

Les étapes de la création d’un logo.

Étape 1 : Le brief

La première étape de la création d’un logo est la prise de brief pour constituer le « cahier des charges ».
Je discute du projet avec le client pour comprendre précisément l’activité de sa société, sa clientèle, ses valeurs, son marché ou encore le périmètre de diffusion du logo pour éviter toute mauvaise interprétation dû à des spécificités culturelles selon les pays par exemple.
Je demande également s’il y a déjà une charte graphique propre à l’entreprise, une date limite de livraison ainsi que les supports sur lesquels le logo sera utilisé.

Étape 2 : Les recherches

recherche-logos

Souvent les clients ont du mal à exprimer leurs envies, donc je fais en sorte de récupérer le plus d’informations possibles. Une fois le maximum d’informations récupérées, je commence la phase de recherches pour faire quelques propositions.

En plus de discuter directement avec le client, j’effectue une étude sur le marché et les concurrents de la société. L’image que le client a de sa société n’est pas forcément la même que celles des consommateurs, c’est pourquoi je cherche à savoir ce que ces derniers en pensent, que ce soit en ligne ou hors ligne.
Ensuite je mets mes idées sur papier à travers des sketches.

Étape 3 : Réalisation des maquettes

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Une fois les recherches terminées, il est temps de reproduire au format vectoriel les pistes choisies par le client. Je teste différentes polices de caractères pour une même proposition, le but étant de trouver la meilleur combinaison.

Étape 4 : Présentation des maquettes au client

Généralement 3 maquettes sont présentées à l’écran et mise en page sur le support où ils seront imprimés grâce à des mocks-ups.


Ci-dessus un exemple de « mock-up ».

Je présente une version de chaque proposition :

– en noir et blanc pour une utilisation sur les bons de commande, ou sur des factures qui peuvent être transmises par fax, technologie qui ne permet pas une très grande finesse à l’impression.

White-Logo-Illusion

– une version de tailles différentes est également proposé au client pour tester sa lisibilité sur plusieurs échelles; c’est pour cette raison que le logo est livré au client au format vectoriel. Ce format permet d’agrandir et retravailler le logo à l’infini sans perte de qualité.

D’autre part, le logo peut être utilisé par une tierce partie sans en informer le client, ce qui peut amener à une utilisation fortuite de la création. Il faut donc anticiper au maximum.

Étape 3 : Rendu final du logo

Le logo final est livré en différents formats (formats vectoriels : eps, ai et pdf ou formats images : jpeg ou png, format utilisé pour une utilisation sur fond transparent) pour une utilisation sur des supports différents comme par exemple :

cartes de visite

enveloppes

enseignes lumineuses

affiches

présentoirs en carton ou plastique

tee-shirts (sérigraphie, broderie …)

etc…

J’essaie d’anticiper les requêtes du client pour éviter les retours ou corrections histoire de gagner du temps.

En espérant vous avoir éclairé.

– Aurélien

12
Avr

Jpeg, Png, Svg ou Gif, quel format utiliser pour vos images ? [Infographie]

Le choix du format de vos images pour une utilisation sur le web est cruciale. L’utilisation de mauvais formats peuvent ralentir l’affichage des pages d’un site web, rendre vos images floues ce qui est mauvais pour votre référencement sur la toile. Le graphique suivant devrait vous faciliter la tâche :

infographie sur les formats d'images

21
Mar

Les calligraphies ephémères de Nicholas Hanna

L’artiste canadien Nicholas Hanna a crée un tricycle doté d’un système reproduisant des calligraphies éphémères sur le sol, inspiré d’une tradition chinoise appelé Dishu.

Son site web : www.nicholashanna.net

20
Fév

Tips de graphiste – Des outils pour identifier une image retouchée et retrouver l’originale

L’image que vous êtes entrain de regarder a-t-elle été modifiée ? Difficile de le savoir, la retouche d’images étant chose très courante notamment avec l’évolution constante des logiciels comme Photoshop par exemple.

Il existe pourtant des outils très performants permettant de découvrir les différences d’une image. TinyEye, Google Image permettent d’effectuer une recherche inversée pour retrouver la photo originale. Il suffit de coller l’adresse dans la barre de recherche de l’un des 2 services ou de télécharger l’image directement depuis votre ordinateur. Ils retrouveront les photos utilisées pour le montage, la photo originale est généralement celle avec la plus haute résolution.

Le service FotoForensics permet de repérer les différences de compression sur une même image grâce à un processus appelé ELA (Error Level Analysis). Le processus ELA sauvegarde le JPEG à un niveau de qualité précis et le compare à celui de la photo originale comme sur l’exemple ci-dessous :

fotoforensics

Ici on voit que les taux de compression de la statue et une partie de l’ouragan (zones blanchâtres) diffèrent du fond de l’image, celle-ci a donc été modifiée.

Encore faut-il pouvoir analyser les résultats. Le format JPEG est une compression à perte, c’est à dire que chaque ré-enregistrement d’une même image lui fait perdre en qualité. La compression s’effectuant par blocs de 8, s’il y a des différences de compression entre ces groupes de blocs, il y a de fortes chances pour que l’image ait été modifiée.

« Avec une image au format JPEG, l’ensemble de la photo devrait être à peu près à un taux de compression homogène. Si une zone de l’image est à un niveau significativement différent, cela indique une probable modification »explique le site (en anglais).

 

 

20
Déc

Origines et utilisations contemporaine des polices de caractères les plus célèbres

Voici un petit historique des polices de caractères les plus célèbres et certainement les plus utilisées :

akzidenz-grotesk-std

Akzidenz-Grotesk : Police sans sérifs (sans empattements), créée en 1896 par Ferdinand Theinhardt (créateur de caractères royal, 1820–1906) pour l’Académie Prussienne Royale à Berlin. Le dessin du caractère a inspiré celui de l’Helvetica.

avenir

Avenir :  Créée en 1988 par Adrian Frutiger.
Fonderie Linotype-Hell AG.
Inspirée par les polices Erbar (une des premières polices sans sérif jamais dessinée) et Futura.

bodoni

Bodoni : Sérif, créée en 1798 par Giambattista Bodoni, surnommé « le roi des imprimeurs et l’imprimeur des rois ». Fonderie Bodoni.
La police Bodoni est utilisée dans les logos des marques Bodoni, Calvin Klein, de Mama Mia!, du groupe Nirvana entre autres. Une très belle vidéo réalisée par France Culture retraçant l’histoire de cette police :


Sacrés caractères – Bodoni par franceculture

century-gothic
Century Gothic : Créée en 1991, Fonderie Monotype.

Inspirée par la police « Twentieth Century » de Sol Hess. En 2010, l’université du Wisconsin à Green Bay a décidé d’utiliser la police Century Gothic dans ses emails afin de diminuer ses coûts d’impression par rapport à la police Arial. (30% d’encre consommée en moins).

clarendon

Clarendon : Créée en 1845 par Robert Besley. Fonderie Fann Street Foundry (Londres).
Elle est utilisée dans les logos de SONY, Starbucks, … Plus d’informations sur Clarendon (article en anglais).

Plus d’infos (article en anglais)

Didot

Didot : Développé entre 1784–1811 par Firmin et Pierre Didot, respectivement typographe et imprimeur.

frutiger

Frutiger : Créée en 1968 par Adrian Frutiger. Initialement créée pour la signalétique de l’aéroport Charles de Gaulle. Utilisée dans les logos de FlickR, et sur la couverture des passeports suisse.

futura

Futura : Créée en 1927 par Paul Renner. Inspirée du mouvement Bauhaus, Futura est l’une des plus anciennes polices sans sérif créée par Renner. Fonderie Bauer.

“ En développant Futura, mon but était de conserver la structure géométrique des capitales dans les petites lettres également. ” Extrait d’un entretien dans Grafik Magazine, Octobre 2005

Pour l’anecdote, Futura est la première police à avoir foulé le sol lunaire, dans le cadre d’une plaque commémorative :

Apollo11Plaque

Apollo 11 « Eagle » (Photo: NASA)

“ C’était la police préférée de Stanley (Kubrick). Sans empattements. Il aimait aussi Helvetica et Univers, des polices élégantes. ”

– Tony Frewin (associé de Kubrick) dans une interview pour le Guardian.

La police est utilisée dans les logos des marques Louis Vuitton, RebBull, ou encore Absolut Vodka.


Sacrés caractères – Futura par franceculture

garamond

Garamond : Créée en 1510, Claude Garamond sur une commande de l’éditeur-imprimeur parisien Robert Estienne pour le roi François Ier. La police est utilisée dans l’Édit de Nantes ou encore Pantagruel de Rabelais et plus récemment dans le logo de la marque Abercrombie&Fitch.
Ci-dessous une vidéo de France Culture sur les origines de la police Garamond.


Sacrés caractères – Garamond par franceculture

gill-sans

Gill Sans : Créée en 1928, Eric Gill. Fonderie Monotype.
Inspiré de la Johnston Sans créée par Edward Johnston pour le métro londonien. Le Gill Sans Ultra Bold forme les trois caractères « T », « F » et « 1 » du logo de la chaîne TF1 depuis sa création en 1989, la police est aussi utilisée dans les logos des marques Tommy Hilfiger ou encore Benetton.

Plus d’infos (article en anglais).

helvetica

Helvetica : 1957, Eduard Hoffmann et Max Miedinger. Fonderie Haas.

Utilisée par des marques telles que American Apparel, Panasonic, Texaco, Samsung, Hoover, Lufthansa, Kawasaki, Evian, … )


Sacrés caractères – Helvetica par franceculture

impact

Impact : Créée en 1965 par Geoffrey Lee, destinée aux affiches, posters et maintenant sur les fameux mèmes… La police a été vendue à Microsoft et utilisée depuis Windows 98 sur tous les systèmes d’exploitations de la société.  Fonderie Stephenson Blake.

optima

Optima : 1950, Hermann Zapf, Walter Cunz. Fonderie Stempel.

times

Times : 1932, Victor Lardent and Stanley Morison.


Sacrés caractères – Times par franceculture

Univers : 1958, Adrian Frutigier. Fonderie Deberny et Peignot.

09
Déc

Les modes colorimétriques CMJN et RVB en quelques mots

Le mode CMJN (cyan / magenta / jaune / noir) ou quadricromie est le mélange des 4 encres permettant de réaliser l’intégralité des couleurs imprimables (hors couleurs Pantones®).

C’est le mode utilisé pour l’impression.

Les presses numériques et offset sont composées de 4 rouleaux sur lesquels on règle un taux d’encrage : un pour le cyan, le magenta, le jaune et le noir.


 

Le RVB (Rouge, Vert, Bleu) en anglais est le mode colorimétrique utilisé par défaut sur les écrans d’ordinateur. On parle de couleurs additives car si l’on combine les 3, on obtient du blanc.

Le RVB n’est pas du tout adapté à l’impression, les couleurs affichées sur l’écran n’auront pas le même rendu sur papier une fois imprimées; de plus, la palette de couleurs CMJN est moins grande que la palette RVB ce qui provoquera en cas de conversion du mode colorimétrique une différence parfois notable de nuances.
L’affichage des couleurs dépend de la configuration de votre écran : sur deux écrans différents, les couleurs affichées peuvent avoir un rendu différent même si les nuances sont respectées.

image comparative cmjn vs rvb

Une vidéo très bien réalisée et détaillée sur la couleur et les différences entre les modes CMJN et RVB :

08
Déc

Monogrammes

Un monogramme est un emblème qui réunit plusieurs lettres en un seul dessin, avec ou sans ornements supplémentaires.
Les premiers monogrammes sont apparus en 350 avant J.C. sur des pièces de monnaie, les plus anciens représentaient les 2 premières lettres de villes grecques d’où était issus ces pièces.

Voici une sélection de créations de différents artistes :

Gabriella&Jean par Kiss Miklos

Monogramme NK par Evgeny Golovach

Monogramme pour Viktoria Minya par Kiss Miklos

Resident GP par A Friend Of Mine.

Daniel Puglisi par Daniel Keller

TW Anchor

via Pinterest

03
Déc

Les étapes de la chaîne graphique pour les n…ovices

Elle se décompose en différentes étapes :

La pré-presse :

C’est l’étape où l’on met en page les textes, détoure les photos, …

graphiste devant son ordinateur

Elle se fait par des agences de création graphique, maquettistes, … grâce à des logiciels de PAO (publication assistée par ordinateur) tels que ceux de la suite Adobe : Photoshop (pour la création et retouche d’images), Illustrator (pour le dessin vectoriel) ou encore Indesign (utilisé pour la mise en page de brochure, catalogues).

Les épreuves :

Elles permettent d’avoir une représentation fidèle de l’imprimé finale pour éventuellement faire des modifications si nécessaire. Il en existe 3 types : analogique, numérique ou épreuve d’écran.

L’épreuve analogique aussi appelée BAT (bon à tirer) ou encore Cromalin® (du nom d’un système déposé par la société duPont en 1972) est le 1er système d’épreuve connu.

L’épreuve écran permet de valider, directement sur l’écran, une création à imprimer .
Pour cela il est nécessaire d’avoir un calibrage des couleurs à l’écran à l’aide des profils ICC.
Les profils ICC sont des fichiers comportant le gamut (nombre de couleurs d’un périphérique informatique) ainsi que la façon dont celui-ci les affiche. Ce profil contient la représentation de l’ensemble des couleurs d’un périphérique.  Si vous voulez en savoir plus sur les profils ICC, je vous invite à visiter ce lien : http://www.guide-gestion-des-couleurs.com/les-profils-icc.html

photo de logiciel d'epreuvage à l'ecran

Une fois le document validé après l’épreuve, on l’envoie sur le RIP (Raster Image Processor).
Le RIP est un logiciel qui transforme les fichiers numériques sous formes de points blancs ou noirs appelés bitmap pour qu’ils puissent piloter une imageuse plaque appelée C.T.P. (Computer-To-Plaque, de l’ordinateur à la plaque) ou une imageuse film appelée C.T.F. (Computer-To-Film, de l’ordinateur au film). Le système C.T.F. n’est plus utilisé aujourd’hui, la plaque offset est imprimée directement, c’est le système du C.T.P.

Le C.T.P. est un système qui permet l’insolation (par laser) ou la gravure de plaques offset depuis un ordinateur. 
Les plaques, généralement en aluminium ou en papier ou polyester pour les petits tirages, sont ensuite positionnées sur une plaque offset, l’ensemble est alors monté dans une chambre d’insolation, après insolation la plaque a reproduit à l’identique ce qui se trouvait sur le film et sera finalement montée sur le cylindre porte plaque de la presse offset

Le façonnage :

En imprimerie, le façonnage est l’étape finale en fin d’impression. C’est cette série d’actions qui va donner à l’ouvrage son aspect final. Elle est composée d’une étape de pliure, de massicotage et de reliure, façonnage et collage.